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9 juillet 2014

Marché Saint-Pierre

Je me fournis en tissu au Marché Saint-Pierre. 
Cela reste pour moi un lieu magique, où je reviens  régulièrement. 
La plupart du temps, j'y arrive par la ligne 4 
 du
Je descend à la station
 A l'air libre, je remonte la 
 puis je bifurque à gauche par la
 
J'emprunte ensuite (à main droite) la 
Cette rue comporte peu de boutiques. J'ai toujours connu celle-ci
qui vend entre autre de la mousse à la découpe. 
Il y a 30 ans, j'y ai acheté cette chauffeuse, que j'ai habillé de patchwork 
(mon premier d'envergure, cousu à la machine, un peu défraîchi aujourd'hui !)
A l'extrémité de cette rue, j'accède au quartier où le tissu est roi.
A ma gauche la
 
A ma droite
"Depuis plus d'un demi siècle, LE MARCHE SAINT PIERRE
est le royaume des tissus. Plus qu’un magasin il est une institution
dans le monde du textile, où se mêlent traditions et modernité."
 Du tissu à perte de vue 
sur 5 étages
 et sur les trottoirs
 
Mais faire ses emplettes dans ce lieu mythique (mais oui, n'ayons pas peur des mots) se mérite : il faut apprivoiser les codes ... et les vendeurs. Pour cela, il vaut mieux éviter les heures d'affluence et user d'une extrême politesse. 
Dans ce XXIème siècle où la technologie envahit notre quotidien, j'attends avec impatience le moment  où la caissière, dans sa guérite de bois et de verre, additionne à la main les montants de mes achats, sachant que tous les tarifs sont à deux décimales : 99 centimes. C'est ce que j'appelle un petit bonheur (ici je suis assurée d'en faire provision).
Ce magasin a longtemps été reconnu pour pratiquer les prix les plus bas du quartier. Mais depuis quelques années, je constate que les prix des cotonnades ont sacrément augmentés.
(En cause : des mauvaises récoltes qui ont entraîné une pénurie de l'offre. Par ailleurs, les coûts du pétrole font flamber les prix du transport, ce qui fait exploser les prix de la matière première)
Je continue à parcourir les travées de ce grand magasin pour le "fun" mais je m'approvisionne de plus en plus dans les magasins de coupons, qui se sont multipliés ces dernières années.


 Je ne manque pas non plus de pénétrer chez
 en particulier pour admirer leurs mannequins
 Longtemps Moline, spécialisé dans le tissu d'ameublement, fut la troisième grande enseigne au côté du déballage Dreyfus et des tissus Reine
Elle a même occupée toute le rue Livingstone et s'est diversifiée avec une mercerie 
 qui surfe sur le boom des loisirs créatifs.
Les motifs des tissus ainsi que les modèles exposés sont tous plus originaux les uns que les autres. 
Un vrai régal pour les yeux  (je me répète : que du bonheur !)
Aujourd'hui, l'enseigne 
 semble bien implantée
Mais inexorablement, le périmètre de ce haut lieu du textile se rétrécit.
Quand on arrive par la ligne 2 et qu'on descend à 
la rue Steinkerque est un passage obligé. 
C'était il y a 30 ans une enfilade de 
 qui ont petit à petit fermé
 pour être remplacées par des boutiques de souvenirs
Car LE MARCHE SAINT PIERRE est situé 
au pied de la BUTTE MONTMARTRE. 
Un manège tourne au son de la ritournelle
surplombé par le SACRE COEUR
 
Enfant, je m'étais promis de grimper les escaliers aperçus dans le feuilleton "Le jeune Fabre" (réalisé par Cécile Aubry et diffusé de février à avril 1973 - avec Mehdi El Glaoui dans le rôle titre et Véronique Jannot ) lorsque je "monterais" à Paris. C'est chose faite
 Encore quelques petits bonheurs au gré de mes déambulations
  avant de quitter les lieux en passant devant la Halle St-Pierre
J'emprunte la rue Livingstone
prolongée par la rue d'Orsel
 
 
pour déboucher sur le
 Je longe les célèbres magasins
En fonction du temps et de mon temps, je rejoins la gare de l'Est 
à pied par le boulevard de Magenta
 ou en métro

2 commentaires:

  1. Merci beaucoup pour cette belle promenade sous le soleil parisien!!!
    Après la visite de Lyon, c'est aussi agréable.... Mais que dire de ce magasin "Au Bonheur des Dames", dans cette période controversée de théorie des genres...
    D'un autre temps? Ce qui est sûr, c'est qu'au plaisir que tu exprimes à raconter ta balade, c'est au moins "au bonheur d'une dame!!!!"
    A bientôt!!

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  2. Je pense que ce nom d'enseigne n'a pas été choisi par hasard. C'est le titre d'un des romans de la fresque sociale des Rougon-Macquart écrite par Zola de 1871 à 1893. Tu en trouveras le résumé sur le site http://www.les-rougon-macquart.fr/au-bonheur-des-dames.html. Mais ce qui n'est pas dit, c'est que ce roman dépeint formidablement l'ambiance d'un grand magasin, car c'est sous le second empire qu'ils ont éclos. Les dames y trouvent tissus de confection à foison pour se confectionner leurs toilettes. C'est un classique de la littérature que j'ai lu après avoir visité l'exposition "L'impressionnisme et la mode". Il est prévu que je lise "Nana" pour faire écho aux cocottes dont j'ai parlé dans un précédent message.

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