Pages

23 novembre 2014

Vêtements de poupées

A l'approche d'une nouvelle session de formation pour des lingères de crèche, j'ai réalisé de nouveaux vêtements de poupées

en recherchant la simplicité car mes premiers modèles étaient trop compliqués.
(J'avais aussi besoin de faire des révisions.)

C'est donc avec plaisir que j'ai farfouillé dans mes patrons. 

 Ce livre a été imprimé en 1989, mais je l'ai peut-être acheté plus tard
 
Pour l'instant, je ne l'ai jamais utilisé !
Cette revue date de 1995, j'y ai trouvé le patron de cette robe
 Modèle bien utile pour apprendre à faire des fronces, mais réalisation trop longue

J'ai acheté ce livre lorsque la demande de vêtements de poupées a émergée
Les modèles présentés sont tous plus beaux les uns que les autres, mais ils sont difficiles à réaliser. J'en ai préparé plusieurs mais  ils font partie des ouvrages en attente
 
 Une fois ce beau livre acheté, je me suis souvenue que je devais avoir des patrons de Modes et Travaux
1975 - 1977 - 1978
Pas de date certifiée, mais je dirais les années 80
 Pour réaliser les premiers, il faut tracer les patrons à l'aide des schémas côtés 
Pour les autres modèles, j'ai rangé les patrons découpés par pochette dans un petit classeur
  Alors comme d'habitude, devant tant de modèles, je ne sais lequel choisir !
Après avoir réalisé un classique, qui permet en particulier de poser des élastiques
j'ai fini par aller vers du plus simple encore
La jupe noire est faite d'un rectangle avec un élastique à la taille.
J'ai fini par trouver un patron de corsage simple (manches coupées avec le buste - dos et devant identiques) dans un numéro spécial "bébé" de Burda

La jupe verte provient d'un pantalon fatigué
J'ai aussi coupé un pantalon pour cette poupée dans un bas de jean
(çà y est, je me mets à la récup')
A mon avis, voilà un pantalon qui a sa place dans les ouvrages en attente !

2 novembre 2014

Souvenir brodé

Au fil des années, j'ai accumulé nombre d'ouvrages de couture et de broderie. Je ne hante pas  les maisons de la presse, mais au gré de mes parcours professionnels ou vacanciers, je ne peux m'empêcher d'aller fureter dans ces lieux que j'apprécie. S'ils font aussi office de librairie, c'est mon porte-monnaie qui en prend un coup ! Ma bibliothèque commence d'ailleurs à être bien remplie.
S'il m'arrive d'emprunter l'auto-route pour une distance et un temps fort longs, j'applique les conseils de Bison Futé et m'arrête régulièrement sur les aires de repos, dont la moitié, sous couvert de proposer le carburant indispensable au moteur automobile et permettre au conducteur la satisfaction d'un besoin physiologique élémentaire, sont des espaces hautement pensés pour favoriser la consommation. C'est ainsi que sur le chemin des sanitaires, je croise le présentoir des revues qui font mon bonheur ... Comme cet été 2001 lorsque mon regard a été attiré par la revue "DE FIL EN AIGUILLE" de juillet/août et son dossier sur les petits ports bretons, dont Saint-Cado (commune de Belz dans le Morbihan), où j'ai effectué de nombreux séjours en famille de 1987 à 2007.

J'en ai fait l'acquisition, sachant qu'un jour viendrait où l'exécution de cette broderie serait évidente.
C'est chose faite :
Ce tableau s'est envolé pour Tahiti afin que son heureux propriétaire garde au fond de son cœur 
un petit coin de France.

J'ai utilisé un cadre que j'avais en stock :
La vitre en plexiglas m'a servi pour monter la broderie, en glissant entre les deux un morceau de molleton synthétique. La broderie est maintenue en passant un fil verticalement et horizontalement au dos de l'ouvrage.
Ce travail commencé en août et achevé in extrémis avant le départ pour l'ile paradisiaque le 20 octobre représente donc une vue particulière de la petite île de Saint-Cado, située dans la ria d'Etel.
carte postale non datée
La chapelle (un des rares monuments romans du Morbihan) au portail du XVIe siècle, à l'intérieur de laquelle se trouve le lit de Saint-Cado (la légende raconte qu'en se penchant dessus, on entend le bruit de la mer ... et cela guérit les sourds), le calvaire (1832), la petite fontaine (XVIIIe) (régulièrement submergée par la marée) et les maisons de pêcheurs forment un ensemble superbe.
in "Petite mer d'Etel"
Saint-Cado est relié à la terre par un pont en pierre d'une centaine de mètres car Saint Cado, désirant un pont, mais manquant de moyens pour le réaliser, reçu un jour la visite de Satan. Celui ci lui proposa d'en faire lui même la construction, et en guise de récompense, avoir le premier être vivant qui traverserait ce pont. Saint Cado accepta, et le Démon créa l’œuvre en une nuit. Au matin suivant, Saint Cado lâcha un chat, qui passa sur le pont.
carte postale non datée
  Ce magnifique petit port était, au début du 20ème siècle, le plus grand port sardinier de la Ria d'Etel.
Carte postale de 1915
 Et puis les bateaux furent laissé à l'abandon
carte postale non datée
Aujourd'hui l'île de Saint-Cado est devenue un lieu très touristique (et a perdu nombre d'habitants) source d'inspiration pour les peintres.




Je pense aussi (mais cela n'engage que moi) qu'il n'y a pas un livre sur la Bretagne qui ne présente ce site. J'ai puisé mes informations dans deux d'entre eux :
 
L’îlot de Nichtarguer est une minuscule bande de terre sur laquelle subsiste une jolie maison, très prisée des photographes. Ce logis à pièce unique fut construit en 1894 pour le gardien d'un parc ostréicole. Une remise en appentis y était accolée jusqu'au début des années 2000. Pour quelle raison fut-elle détruite ?
photo JPLP août 2011
Pour compléter cette présentation, vous pouvez consulter cette vue panoramique
Mais revenons au point de départ de notre digression dominicale : une broderie
pour reproduire un lieu chargé de souvenirs
photo JPLP non datée
ramassage du varech dans "Villages de Bretagne" 
(remarque : cette chaumière qu'on pourrait croire ancienne n'existait pas sur la carte postale de 1915)
pour un être cher qui, à défaut de perpétuer une filiation marine
tonton Frédo dans "Petite mer d'Etel"
pépé Emile
est comme un poisson dans l'eau
GROS BISOUS GUILLAUME