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19 mars 2020

Les couturiers de la danse au CNCS


Une visite de l'exposition "COUTURIERS DE LA DANSE" au Centre National du Costume de Scène était programmée depuis quelques temps. Avec Fabienne, nous avons bien choisi la date : vendredi 14 mars. A quelques jours près, cette visite n'aurait pas eu lieu ! Ce fut une belle parenthèse avant de s'enfermer !

Le Quartier Villars, qui porte le nom d'un maréchal originaire de Moulins, est la première caserne édifiée sous le règne de Louis XV, mettant fin à l’hébergement des soldats chez l'habitant, source de nombreux désordres. Elle abrite un régiment de dragons de cavalerie puis divers corps d'armée.
La Première guerre mondiale marque le début du déclin de la caserne, la cavalerie étant progressivement remplacée par des troupes portées. 
 
Endommagé en 1940, le bâtiment principal est ensuite occupé par le corps de gendarmerie jusqu'au début des années quatre-vingt, puis délaissé, voué à la démolition. Le Quartier Villars est sauvé grâce à son classement Monument Historique en 1984. Dans le cadre de la décentralisation culturelle, il devient en 1994 le CNCS  et ouvre ses portes en 2006.
Le CNCS conserve, montre et explique les œuvres d’une collection unique au monde composée aujourd’hui de 10 000 costumes de théâtre, de danse et d’opéra du milieu du XIXème siècle à nos jours provenant de dépôts des trois institutions fondatrices du Centre, la Bibliothèque nationale de France, la Comédie-Française et l’Opéra national de Paris, auxquels sont venus s’ajouter de nombreux dons de compagnies, d’artistes et de théâtres. Ce musée abrite depuis 2013 la collection du danseur Rudolf Noureev soit un ensemble de 3 500 pièces. 
En intégrant les collections du CNCS, les costumes acquièrent le statut d’objets patrimoniaux. Ils ne sont plus portés sur scène mais destinés à être préservés dans les meilleures conditions. En raison de la fragilité du textile ils sont exposés en alternance au fil des expositions temporaires proposées par le CNCS.
(les textes en bleu sont extraits du dépliant et du site Internet)

Cette exposition est la 26ème.  Pour ma part, j'en avais déjà visité deux :
"VESTIAIRE DE DIVAS" en juillet 2010, lors d'un voyage cyclo-touristique estival

et "COMEDIES MUSICALES" en avril 2019 


Le salon d'honneur au rez-de-chaussée est un écrin qui donne le ton , 
à regarder sous deux angles différents
Hervé L. Leroux

Les costumes sont présentés par thèmes : Formes - Seconde peau - Daniel Larrieu - Matisse - Léon Bakst - Pas si classiques et tutu folie - Matières - Le théâtre de la mode

J'ai été très sélective dans ma prise de photos, qui ne concerne que les thèmes soulignés.










 
 MA PREFEREE SOUS TOUTE LES COUTURES !
 

16 septembre 2017

Artiste textile


Un de mes grands plaisirs consiste à visiter  musées et exposition qui ont trait aux textiles et à la mode au sens large.
Il est aujourd'hui commun de trouver des œuvres textiles dans les musées qui témoignent d'un riche passé artisanal et industriel français.Il me faudra un jour faire une cartographie de ces musées, disséminés dans nos régions. Qui doit d'ailleurs  déjà exister sur le Web.
Ce fut le cas lorsque j'ai visité le musée du mouchoir à Cholet (49) en avril 2016.
Le parcours situé à l’intérieur de l’ancienne blanchisserie de la Rivière Sauvageau, dévoile les étapes de la fabrication du tissu : de la fibre au fil, du fil au tissage ainsi que le blanchiment des toiles achevées. Dans la salle d’histoire, le visiteur découvre l’histoire du textile choletais et les conditions du travail ouvrier au XIXème siècle.  Pour tout savoir sur ce musée, cliquer ici

Aujourd'hui, le mouchoir rouge de Cholet est toujours tissé en ces lieux sous les yeux des visiteurs.

Lors de mon passage, il était présenté une rétrospective des œuvres textiles acquises depuis 15 ans.
Parmi elles, j'ai été attirée par deux œuvres réalisées par Brigitte Bouquin-Sellès en 2011.
  L'artiste a utilisé les lisières qui se forment lors du tissage des mouchoirs, que l'on aperçoit ci-dessous sur le côté droit du métier à tisser.
J'ai beaucoup aimé aussi cette œuvre réalisée en 1999 par Fanny Viollet



Au cours de mon périple estival 2017, j'ai pu admirer ces "boules" de laine 
 
au domaine de Chaumont sur Loire (41).
  
Malheureusement j'ai omis de noter le nom de l'artiste ! Mais MAGIE du Web !!!
Et une belle coïncidence comme je les aime !!!!

Je tape  "œuvre textile laine" sur le moteur de recherche le plus usuel et j'active les images. La première photo qui apparait est extraite du site "L'incroyable conjugaison du verbe coudre", dont j'ai souvent parlé ici. J'ouvre le lien qui me renvoie à l'article du 30 juin 2015 intitulé :

Sheila Hicks, une grande dame de l'art textile

Et lorsque je tape "Sheila Hicks" toujours sur le même moteur de recherche, je trouve, entre autre, "Sheila Hicks, domaine de Chaumont sur Loire". Et voilà, la boucle est bouclée !
Mais honte à moi : j'ai jeté un oeil très rapide dans la Galerie du Fenil et n'ai vu que les "satellites" (nom donné par l'artiste à ce que j'ai nommé "boule"), alors que l’œuvre comporte d'autres éléments !

Puis j'ai fait une halte à Argenton sur Creuse (36) au
où une tenture (sans nom) est exposée dans le hall d'entrée

Enfin, j'ai aussi croisé la route d'Odette Arpin qui a fondé en 1986 l'hôtel de la dentelle à Brioude (43).

Mme Arpin a redonné un coup de jeune et d'éclat à la technique de la dentelle au fuseau. 
L'hôtel est tout à la fois un musée, un centre de formation et une vitrine des productions contemporaines créées par l'artiste. Celle-ci a détourné la technique ancienne, blanche et "plate", utilisée dans l'habillement et en décoration (napperon, nappe) en lui donnant volume et couleurs. 
Elle collabore régulièrement avec la Haute Couture.
 Les photos étant interdites dans l'établissement,
je vous laisse aller farfouiller sur le Net pour admirer les œuvres exposées.

13 juin 2016

Knit art à Aubigny sur Nère


Mais que peut bien être le knit art ou graffiti knitting ou yarnbombing ?
C’est tout simplement le fait de recouvrir des objets de la rue (lampadaires, arbres, statues,…) avec un tricot. Si les graffeurs « conventionnels » utilisent de la peinture, les knitteurs graffent avec de la laine.
L’avantage de ce type de street-art est qu’il peut facilement être enlevé, l’inconvénient c’est qu’il est long à créer.
Rendu populaire par le collectif « Knitta Please » à Houston en 2005, ce mouvement s’est étendu un peu partout sur la planète. L’instigatrice de ce street-art est Magda Sayeg (Houston) qui avait eu l’idée de recouvrir la poignée de porte de son magasin.
Si le but du graffiti peut être la revendication, la décoration ou même parfois le simple vandalisme, le knitting veut réchauffer l’, souvent triste, froid et sans couleur.
Le knit art se pratique également à plusieurs, chacun est en charge d’une partie du tricot dans le but de recouvrir de grands objets.
Lu dans https://www.urbanews.fr/

C'est Christiane qui m'avait fait connaître cet art quand elle avait photographié à mon intention 
ce vélo en Allemagne en 2013

J'en ai eu aussi une représentation quand j'ai visité en août 2014 
la manufacture BOHIN (à Saint-Sulpice-sur-Risle dans l'Orne)
 dernière entreprise de fabrication d'aiguilles (et épingles) en France,
 qui fonctionne toujours avec des machines-outils utilisées au XIXème siècle !
Comme dans tous les musées textiles du XXIème siècle, une place est faite à l'art. Un espace présente toutes les utilisations artistiques de l'aiguille et du fil. Le knit art était présenté seulement sous forme d'un panneau photographique.

J'en ai eu une représentation réelle dimanche lors d'une pause déjeuner à Aubigny sur Nère. Le restaurant que je fréquente habituellement étant complet, je me suis rabattue sur une pizzéria au centre du bourg. J'ai ainsi découvert des habillages d'arbre très colorés. Malheureusement, je n'avais pas d'appareil photo !
Je sais ce qu'il me reste à faire la prochaine fois que j'y passerai !

J'ai trouvé des photos sur le site du quotidien local
 

 Je vous invite aussi à aller faire un tour sur le blog Nibelle et Baudouin .
Vu dans http://nibelle.blogspot.fr
 Aubigny sur Nère est le lieu de mémoire de L’AULD ALLIANCE, terme par lequel on désigne le rapport étroit et singulier qui s’instaura de façon continue entre les royaumes de France et d’Écosse pendant cinq siècles. Au cours de la guerre de Cent Ans qui opposa les royaumes de France et d’Angleterre, la ville fut donnée par le Roi Charles VII à Jean Stuart de Darnley, cousin du roi d’Ecosse.Les descendants de Jean Stuart de Darnley et d’Aubigny conservèrent leur fief d’Aubigny jusqu’en 1672, année où leur lignée s’éteignit. Voilà pourquoi un Écossais nous accueille à l'entré de la ville. 
Ce qui explique aussi les fêtes franco-écossaises du mois de juillet
Google + Galerie François 1er Aubigny sur Nère