2 novembre 2014

Souvenir brodé

Au fil des années, j'ai accumulé nombre d'ouvrages de couture et de broderie. Je ne hante pas  les maisons de la presse, mais au gré de mes parcours professionnels ou vacanciers, je ne peux m'empêcher d'aller fureter dans ces lieux que j'apprécie. S'ils font aussi office de librairie, c'est mon porte-monnaie qui en prend un coup ! Ma bibliothèque commence d'ailleurs à être bien remplie.
S'il m'arrive d'emprunter l'auto-route pour une distance et un temps fort longs, j'applique les conseils de Bison Futé et m'arrête régulièrement sur les aires de repos, dont la moitié, sous couvert de proposer le carburant indispensable au moteur automobile et permettre au conducteur la satisfaction d'un besoin physiologique élémentaire, sont des espaces hautement pensés pour favoriser la consommation. C'est ainsi que sur le chemin des sanitaires, je croise le présentoir des revues qui font mon bonheur ... Comme cet été 2001 lorsque mon regard a été attiré par la revue "DE FIL EN AIGUILLE" de juillet/août et son dossier sur les petits ports bretons, dont Saint-Cado (commune de Belz dans le Morbihan), où j'ai effectué de nombreux séjours en famille de 1987 à 2007.

J'en ai fait l'acquisition, sachant qu'un jour viendrait où l'exécution de cette broderie serait évidente.
C'est chose faite :
Ce tableau s'est envolé pour Tahiti afin que son heureux propriétaire garde au fond de son cœur 
un petit coin de France.

J'ai utilisé un cadre que j'avais en stock :
La vitre en plexiglas m'a servi pour monter la broderie, en glissant entre les deux un morceau de molleton synthétique. La broderie est maintenue en passant un fil verticalement et horizontalement au dos de l'ouvrage.
Ce travail commencé en août et achevé in extrémis avant le départ pour l'ile paradisiaque le 20 octobre représente donc une vue particulière de la petite île de Saint-Cado, située dans la ria d'Etel.
carte postale non datée
La chapelle (un des rares monuments romans du Morbihan) au portail du XVIe siècle, à l'intérieur de laquelle se trouve le lit de Saint-Cado (la légende raconte qu'en se penchant dessus, on entend le bruit de la mer ... et cela guérit les sourds), le calvaire (1832), la petite fontaine (XVIIIe) (régulièrement submergée par la marée) et les maisons de pêcheurs forment un ensemble superbe.
in "Petite mer d'Etel"
Saint-Cado est relié à la terre par un pont en pierre d'une centaine de mètres car Saint Cado, désirant un pont, mais manquant de moyens pour le réaliser, reçu un jour la visite de Satan. Celui ci lui proposa d'en faire lui même la construction, et en guise de récompense, avoir le premier être vivant qui traverserait ce pont. Saint Cado accepta, et le Démon créa l’œuvre en une nuit. Au matin suivant, Saint Cado lâcha un chat, qui passa sur le pont.
carte postale non datée
  Ce magnifique petit port était, au début du 20ème siècle, le plus grand port sardinier de la Ria d'Etel.
Carte postale de 1915
 Et puis les bateaux furent laissé à l'abandon
carte postale non datée
Aujourd'hui l'île de Saint-Cado est devenue un lieu très touristique (et a perdu nombre d'habitants) source d'inspiration pour les peintres.




Je pense aussi (mais cela n'engage que moi) qu'il n'y a pas un livre sur la Bretagne qui ne présente ce site. J'ai puisé mes informations dans deux d'entre eux :
 
L’îlot de Nichtarguer est une minuscule bande de terre sur laquelle subsiste une jolie maison, très prisée des photographes. Ce logis à pièce unique fut construit en 1894 pour le gardien d'un parc ostréicole. Une remise en appentis y était accolée jusqu'au début des années 2000. Pour quelle raison fut-elle détruite ?
photo JPLP août 2011
Pour compléter cette présentation, vous pouvez consulter cette vue panoramique
Mais revenons au point de départ de notre digression dominicale : une broderie
pour reproduire un lieu chargé de souvenirs
photo JPLP non datée
ramassage du varech dans "Villages de Bretagne" 
(remarque : cette chaumière qu'on pourrait croire ancienne n'existait pas sur la carte postale de 1915)
pour un être cher qui, à défaut de perpétuer une filiation marine
tonton Frédo dans "Petite mer d'Etel"
pépé Emile
est comme un poisson dans l'eau
GROS BISOUS GUILLAUME

29 juillet 2014

Sac basique

Pour un sac de 40 x 36 cm, couper un rectangle de 86 x 39 cm

ATTENTION : Dans cette méthode, il n'y a pas de couture dans le bas du sac. Elle ne peut être utilisée qu'avec un tissu uni ou n'ayant pas de sens dans les motifs. 

Pour les anses (longueur 40 cm) couper deux morceaux de 46 x 8 cm
Les valeurs de couture sont comprises dans ces dimensions :
3 cm pour l'ourlet du haut et 1,5 cm pour les côtés 
(couture anglaise pour solidité et propreté)

Avec un tissu uni, tracer de grands traits à la craie tailleur 
afin de marquer l'envers du tissu

Plier les anses endroit contre endroit dans le sens de la longueur
Piquer tout le long, le repère utilisé est le bord du pied de biche
Piquer les deux anses en "chapelet"
Retourner-les sur l'endroit à l'aide d'une épingle à nourrice attachée à  une extrémité
qu'il faut pousser à l'intérieur
 puis faire coulisser pour la faire sortir à l'autre extrémité
Faire "rouler" la couture sous les doigts
avant de repasser
 
Plier le sac envers contre envers.
Assembler les deux côtés opposés du sac
(repère : bord du pied de biche - position de l'aiguille à droite si la machine le permet afin d’exécuter cette première piqûre le plus près possible du bord)
Retourner le sac endroit contre endroit. 
Faire rouler la couture sous les doigts.
Déplacer l'aiguille en position milieu
Piquer les côtés
 
Cette couture anglaise (ou couture double)
est utilisée en lingerie ou pour coudre des tissus fins 
ou lorsque l'objet ( le vêtement) sera souvent lavé.
Préparer l'ourlet du haut du sac au fer à repasser :
marquer deux plis successifs de 1,5 cm chacun
Marquer l'emplacement des anses :
diviser la largeur du sac en trois
et placer une épingle à 12 cm et une autre épingle à  24 cm
Introduire les anses à l'intérieur du pli. 
Utiliser le repère de l'épingle, 
chaque anse est placée vers le bord du sac
(j'ai utilisé une bande de biais pour faciliter l'illustration)
Rabattre le deuxième pli 
 et piquer l'ourlet à ras bord.
L'anse est ensuite relevée et maintenue par une piqûre 
 J'ai rajouté un système de boutonnage afin de rouler le sac 
pour le ranger dans le sac à main
A faire alors avec un tissu fin, ce qui n'est pas le cas de ma cotonnade rouge

9 juillet 2014

Marché Saint-Pierre

Je me fournis en tissu au Marché Saint-Pierre. 
Cela reste pour moi un lieu magique, où je reviens  régulièrement. 
La plupart du temps, j'y arrive par la ligne 4 
 du
Je descend à la station
 A l'air libre, je remonte la 
 puis je bifurque à gauche par la
 
J'emprunte ensuite (à main droite) la 
Cette rue comporte peu de boutiques. J'ai toujours connu celle-ci
qui vend entre autre de la mousse à la découpe. 
Il y a 30 ans, j'y ai acheté cette chauffeuse, que j'ai habillé de patchwork 
(mon premier d'envergure, cousu à la machine, un peu défraîchi aujourd'hui !)
A l'extrémité de cette rue, j'accède au quartier où le tissu est roi.
A ma gauche la
 
A ma droite
"Depuis plus d'un demi siècle, LE MARCHE SAINT PIERRE
est le royaume des tissus. Plus qu’un magasin il est une institution
dans le monde du textile, où se mêlent traditions et modernité."
 Du tissu à perte de vue 
sur 5 étages
 et sur les trottoirs
 
Mais faire ses emplettes dans ce lieu mythique (mais oui, n'ayons pas peur des mots) se mérite : il faut apprivoiser les codes ... et les vendeurs. Pour cela, il vaut mieux éviter les heures d'affluence et user d'une extrême politesse. 
Dans ce XXIème siècle où la technologie envahit notre quotidien, j'attends avec impatience le moment  où la caissière, dans sa guérite de bois et de verre, additionne à la main les montants de mes achats, sachant que tous les tarifs sont à deux décimales : 99 centimes. C'est ce que j'appelle un petit bonheur (ici je suis assurée d'en faire provision).
Ce magasin a longtemps été reconnu pour pratiquer les prix les plus bas du quartier. Mais depuis quelques années, je constate que les prix des cotonnades ont sacrément augmentés.
(En cause : des mauvaises récoltes qui ont entraîné une pénurie de l'offre. Par ailleurs, les coûts du pétrole font flamber les prix du transport, ce qui fait exploser les prix de la matière première)
Je continue à parcourir les travées de ce grand magasin pour le "fun" mais je m'approvisionne de plus en plus dans les magasins de coupons, qui se sont multipliés ces dernières années.


 Je ne manque pas non plus de pénétrer chez
 en particulier pour admirer leurs mannequins
 Longtemps Moline, spécialisé dans le tissu d'ameublement, fut la troisième grande enseigne au côté du déballage Dreyfus et des tissus Reine
Elle a même occupée toute le rue Livingstone et s'est diversifiée avec une mercerie 
 qui surfe sur le boom des loisirs créatifs.
Les motifs des tissus ainsi que les modèles exposés sont tous plus originaux les uns que les autres. 
Un vrai régal pour les yeux  (je me répète : que du bonheur !)
Aujourd'hui, l'enseigne 
 semble bien implantée
Mais inexorablement, le périmètre de ce haut lieu du textile se rétrécit.
Quand on arrive par la ligne 2 et qu'on descend à 
la rue Steinkerque est un passage obligé. 
C'était il y a 30 ans une enfilade de 
 qui ont petit à petit fermé
 pour être remplacées par des boutiques de souvenirs
Car LE MARCHE SAINT PIERRE est situé 
au pied de la BUTTE MONTMARTRE. 
Un manège tourne au son de la ritournelle
surplombé par le SACRE COEUR
 
Enfant, je m'étais promis de grimper les escaliers aperçus dans le feuilleton "Le jeune Fabre" (réalisé par Cécile Aubry et diffusé de février à avril 1973 - avec Mehdi El Glaoui dans le rôle titre et Véronique Jannot ) lorsque je "monterais" à Paris. C'est chose faite
 Encore quelques petits bonheurs au gré de mes déambulations
  avant de quitter les lieux en passant devant la Halle St-Pierre
J'emprunte la rue Livingstone
prolongée par la rue d'Orsel
 
 
pour déboucher sur le
 Je longe les célèbres magasins
En fonction du temps et de mon temps, je rejoins la gare de l'Est 
à pied par le boulevard de Magenta
 ou en métro