4 juin 2016

Lieu dit "LA COUTURE"

Pourquoi un hameau "La couture" sur la commune de CHAILLY EN BRIE (77), au milieu des champs briards (blé, maïs, lin, tournesol, betteraves), dans une région qui ne semble pas avoir un passé particulier dans la fabrication  textile?

L'explication m'en a été donnée dans une revue découverte il y a quelques années :

Cette revue, qui paraît  tous les deux mois, présente les métiers exercés autrefois et les modes de vie. "Véritable encyclopédie de référence, chaque numéro thématique offre une documentation de premier ordre sur les activités de nos aïeux". Les dossiers, illustrés par des reproductions de gravures et peintures d'époque, sont très documentés (60 pages). Des historiens, généalogistes, érudits, chercheurs, conservateurs de musées, artisans et spécialistes des métiers, écrivains et journalistes professionnels prennent part à la rédaction. Une large bibliographie est proposée (livres - revues - sites Internet), ainsi que la liste des musées (petits et grands) en rapport avec le sujet.

Pour l'instant, j'en possède 5 numéros : 
N° 4 - nov/déc 2003 : MÉTIERS DU TISSAGE
N° 14 - juillet/août 2005 : MÉTIERS DU CUIR
N° 20 - juillet/août 2006 : LA MODE DE NOS ANCÊTRES
 N° 4 - nov/déc 2007 : MÉTIERS DE LA SOIE
N° 54 - mars/avril 2012 : DENTELLES ET BRODERIES
 (Mais un petit furetage sur le site de l'éditeur pour écrire ce message m'invite fortement à m'y abonner)

Chaque dossier est précédé du billet de Jean-Louis Beaucarnot (généalogiste, journaliste et écrivain, il a largement contribué à la démocratisation de la généalogie par ses émissions à la radio et à la télévision ainsi que ses nombreux livres) sur le statut social et les patronymes en rapport avec les métiers décrits.
C'est dans celui du numéro
que j'ai trouvé la réponse à ma question (page 22).

"Quand les cultivateurs étaient dans la couture.
Le nom de la rue des Coutures-Saint-Gervais étonne toujours le provincial ou l'étranger visitant Paris. Quelle peut-être, en effet, cette histoire de couture ? La réponse est toute simple : cette rue conserve le souvenir du temps où le quartier était encore à demi-rural avec, autour ed l'hôpital Saint-Gervais, des prés et des "coutures", autrement dit des prairies et ... des "cultures" !
Le mot "couturier", au Moyen-Age, était en effet victime d'erreur d'homonymie. On l'associait d'un côté à un premier mot, le "costurier", et qui désignait celui qui cousait et qui se verra nommé "tailleur". D'un autre côté, on trouvait un second mot, issu quant à lui de "colturer" et qui sera l'ancêtre de notre "cultivateur"..."

Il ne me reste plus qu'à glaner les panneaux "LA COUTURE" au cours de mes randonnées cyclistes ...

30 mai 2016

Vêtements de poupée (2)

J'aurais pu écrire : "Travaux de dimanche pluvieux". Mais ce titre était déjà pris !
Comme il y a un an, le temps est maussade.

J'en ai profité pour compléter la garde-robe des poupées.
J'ai enfin trouvé un livre dont les modèles (pour poupée Corolle de 30 cm) sont faciles.
J'ai réalisé un modèle afin d'en vérifier la faisabilité. 
Mais j'ai apporté quelques modifications : finition de bas des manches avec un seul pli maintenu par un point zig-zag et utilisation d'un fil élastique pris dans un zig-zag au bas de la culotte.

Avec le même patron, j'ai fait une robe plus longue.
J'ai aussi refait un pantalon pour une poupée de 45 cm, car certains patrons ne sont pas légendés, et je ne savais plus lequel je devais utiliser pour cette taille !
 
En prévision d'une demande de déguisement (difficile de trouver des modèles pour taille 1-2 ans), j'ai confectionné un pantalon en taille 86 (2 ans) dans un vieux jean, sur lequel j'ai appliqué des pièces de couleur.
 
Enfin j'ai terminé un petit sac

  où ranger tous ces trésors.

21 mai 2016

La couture à l'honneur dans les Vosges

En séjour à Cornimont (88), j'ai visité l'exposition Val Patch et j'ai découvert un projet qui m'enchante.

La couture devient support pour créer du lien entre les générations, redonner de l'estime de soi à des personnes vulnérables, insuffler de l'énergie à des territoires ruraux. Cette action, initialisée par le Conseil Départemental des Vosges, s'inscrit dans la durée : 2 années de partages créatifs (2015 - 2016). Elle mobilise toutes les bonnes volontés dans les maisons de retraite, centres sociaux, établissements pour personnes en situation de handicap, maisons départementales des solidarités, dispositifs d'insertion, écoles. 

A sa tête Christine Bourdon, artiste plasticienne-scénographe en résidence artistique à Thaon-les-Vosges, qui utilise différents supports, dont le textile. Elle forme les "grandes cousines", qui deviennent alors relais du projet sur leurs structures respectives et embarquent les "cousines" - et les "cousins" ? - dans cette grande aventure. Celle-ci se clôturera en apothéose par une exposition aux archives départementales à Épinal du 16 septembre au 16 décembre 2016.

Y seront exposés tous les travaux, dont une grande encyclopédie textilienne et un troupeau de boites à ouvrages. Celui-ci sera en transhumance du 7 au 29 juin. Trois boîtes à ouvrages piaffaient et ont commencé leur tournée à Cornimont 6 au 8 mai.

Chaque boîte à ouvrages raconte une histoire : d'une personne, d'un lieu, d'un atelier.




Celle-ci devrait plaire à Marcia !
 Je crois que je vais aller faire un tour chez Emmaüs pour m'en trouver une !

 Seront exposés aussi les travaux de couture qui étaient réalisés à l'école primaire et à l'école ménagère.

Cette aventure humaine est racontée sur ce blog auquel je  vous invite à vous abonner pour tout savoir et suivre tous les préparatifs pas-à-pas.

En plus, les messages sont clairs, courts, toujours agrémentés d'une photo, et postés régulièrement.
Un vrai outil de communication, dont je devrais suivre l'exemple !!!

15 mai 2016

JOURNEE BONHEUR

Il y a la "JOURNÉE POUBELLE" : dès qu'on pose le pied par terre hors du lit, TOUT va de travers. 
Et s'est parti pour la journée !
Heureusement, il y a les petits bonheurs 
(il suffit de les dénicher - non, de savoir les reconnaitre - dans le grand bazar qui nous entoure)
mais aussi la JOURNÉE BONHEUR

J'en ai partagé une dernièrement avec Marylène :
2 expositions au programme de notre journée parisienne

Petit bémol : pourquoi un titre en anglais ? (voir mon aversion pour les anglicismes ici)

Il me faudra un peu de temps pour trier et partager toutes les photos. 
Car, à mon grand étonnement, il était possible d'en prendre. 
Je ne me suis pas gênée !
A bientôt pour une présentation plus détaillée

Mais voici un petit avant-goût

Le tailleur BAR  de Christian Dior
"Le 12 février 1947 a lieu le défilé inaugural de la maison de couture que Christian Dior vient de fonder à Paris, 30 avenue de Montaigne. La collection est bâtie sur les lignes "8" et "Corolle", mais tout le monde la dénomme "New Look" [  ]. Le tailleur Bar est emblématique de cette collection dont le style s'oppose à la mode sous l'occupation . "Nous sortions d'une époque de guerre, d'uniformes, de femmes-soldats aux carrures de boxeurs. Je dessinais des femmes-fleurs, épaules douces, bustes épanouis, tailles fines comme des lianes et jupes larges comme corolles" témoigne le grand couturier [  ]
Ici, les épaulettes sont supprimées, la poitrine est arrondie par un fort entoilage, la taille est d'autant plus cintrée que que les basques sont entièrement rembourrées sur les hanches, la jupe s'évase en plissé jusqu'à 30 cm du sol. Ce tailleur, composé de  3,75 m de shantung, 3 m de doublure, 1,50 m de toile tailleur, 1,50 de toile de coton, 5 boutons et surtout 5,50 m de lainage en 1,40 m de largeur, est la négation de tout principe d'économie. Le succès du New Look relance toute l'industrie française du luxe et restaure Paris comme capitale de la mode."
extrait du catalogue de l'exposition "FASCHION FORWARD TROIS SIÈCLES DE MODE" - p. 155

17 avril 2016

Jeans recyclés

Je ne suis pas la seule à conserver des vieux jeans en me disant que cela pourra toujours servir 
(ils remplissent une étagère dans mon armoire). 
Mais l'artiste IAN BERRY travaille sur une autre échelle !



Il en fait des tableaux que vous pourrez découvrir en visitant son site
Je vous conseille l'onglet Denim Détails.

J'ai découvert ce travail grâce à Emma qui présente un artiste tous les vendredi sur son blog
Mais elle ne fait pas que cela. 
Je vous conseille vivement de vous inscrire à ce blog si vous aimez la couleur, 
et si vous voulez découvrir tout ce que l'on peut faire avec du tissu.













3 avril 2016

Deuxième sac customisé

Vais-je y prendre goût ? 
Après le cartable, voici le sac en bandoulière, 
de petit format (25 cm x 20 cm) pour contenir l'essentiel.
 Je suis partie de chutes de jean, que j'ai utilisé sur l'envers. 
J'ai assemblé les autres pièces 
(puisées dans mes nombreuses chutes) 
en fonction de la taille des différents morceaux. 
Les imprimés datent un peu 
(et pour cause, certains n'ont pas loin de 20 ans !) 
et donnent un aspect un peu fade à l'ensemble (à mon goût).
J'ai laissé le dos en l'état, mais j'ai égayé le rabat d'applications et de broderie. 
Et voilà le résultat.

 J'ai coupé la doublure dans une chemise d'homme usagée.
Exécuter la poche fut un jeu d'enfant : 
c'est un des poignets de la chemise (raccourci à une extrémité).
Je n'ai pas non plus perdu de temps dans la réalisation 
d'un système de fermeture : il n'y en a pas !
La bandoulière est réalisée dans la ceinture (retournée sur l'envers).
L'épaisseur du sac est donnée par deux pinces 
faites dans chaque arrondi du bas.
 
Pour voir le patron du rabat cliquer ici
Pour voir le patron du corps du sac cliquer ici
Les patrons sont donnés valeur de couture comprises (0,7 cm)
La ligne pointillée indique le milieu.

10 février 2016

Sac customisé haut en couleur

L'abonnement à la revue
 
  m'a donné envie de broder. 
Cela tombait bien, mon sac-cartable commençait à montrer des signes de fatigue.

J'avais en tête depuis longtemps l'idée d'utiliser de vieux pantalons (gardés à cet effet - les armoires débordent - parce qu'il y a aussi les chemises, et les robes, les vestes, tout quoi !). Découturer l'intérieur des deux jambes ne fut pas la tâche la plus plaisante (en plus c'est long!)
 Pour une fois, pas de patron. J'ai tracé directement le rectangle sur l'envers du tissu.
(un rectangle de 42,5 cm x 32, 5 cm - coutures comprises - dans chaque jambe)
J'ai dû m'y reprendre à deux fois pour que la couture existante soit bien perpendiculaire.

Pour la customisation, quelques idées s'étaient nichées dans un coin de mon cerveau. 
Danielle m'a fait découvrir le blog L'atelier d'Emma qui regorge d'idées et de couleurs. 
Sans me lancer dans la fabrication d'une écharpe, j'avais en tête d'utiliser à ma manière cette technique (sans film hydrosoluble) avec des chutes de doublure thermocollées sur de la toile thermocollante. 

Pour les broderies, je me suis fait une soirée "feuilletage de revues et de livres".



Pour chercher des idées de motif :
Anna - mars 2009 - n°17
Guide illustré de la broderie - p.92

Pour me remémorer les points
Guide illustré de la broderie - p.92
Il n'y avait plus qu'à laisser libre cours à mon imagination
et trouver le juste équilibre autour de ce patchwork bordé d'un point de feston en coton perlé
Ah, savoir s'arrêter à temps pour ne pas alourdir l'ouvrage !
Le résultat me satisfait pleinement.
Ainsi que le produit fini !
Que j'ai doublé
J'ai soigné les finitions : si la broderie n'était pas fragile, je pourrais utiliser ce sac tantôt recto, tantôt verso

 (Les anses ont été réalisées dans la ceinture du pantalon)